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À l'occasion de la sortie aux éditions Passions du Concerto
pour harmonie et trompette, Réincarnations de Daniel Casimir, rencontre
avec Bruno Nouvion qui a eu carte blanche pour la conception de cet enregistrement...
Pouvez-vous nous parler de vos
débuts ?
Bruno Nouvion : Jfai commencé
lfapprentissage de la trompette avec un professeur qui était tromboniste. À
cette époque, les personnes disponibles et de bonne volonté transmettaient leur
savoir : cfest ainsi qufon apprenait la musique. Jfai poursuivi ensuite à
lfharmonie municipale de Chalons-en- Champagne et cfest ce qui mfa lancé...
Vous avez une edouble formationf...
Après mes études à Reims avec M. Kemblinsky, jfai
obtenu mes deux prix en trompette et cornet au CNSM de Paris dans la classe
de Pierre Thibaud. Jfai dfailleurs était cornet solo à
lfopéra. La pratique de cet instrument est très particulière
et je salue Thierry Caens qui a eu lfidée de sortir un CD des enregistrements
dfEugène Foveau. Sa façon de jouer les polkas est fabuleuse,
très solistique avec lfharmonie. Il incarne pour moi le cornet
à la française.
La famille de la trompette est une grande famille ?
Depuis 1986 je suis trompette solo à lfOrchestre philharmonique
de Radio France et nous tournons à lforchestre sur une douzaine
dfinstruments (trompette naturelle, à palettes, à piston...). Nous nous réservons le droit de choisir notre instrument selon le
temps de préparation, car il sfagit de pouvoir tout bien faire.
Il faut être attentif. Je suis partisan d'une utilisation de la palette
limitée à Wagner, Bruckner où cfest un régal...
alors que pour Strauss et Mahler je nfen suis pas certain... Pour la musique
contemporaine qui demande une technique instrumentale très poussée,
voire de nouvelles techniques, le choix est parfois délicat...
Comment suit-on ces nouvelles
techniques ?
Il faut suivre et écouter les solistes qui repoussent sans cesse la difficulté tout en gardant un discours musical. Ce sont eux qui font évoluer lfinstrument et qui donnent des idées aux compisteurs. Par exemple, le 28 avril, je joue la Sequenza X de Berio ainsi que sa pièce Kol-od avec lfOrchestre philharmonique de Radio-France. Pendant 17 minutes,
je serai seul avec un piano résonnant. Le langage est un mélange
de dldldl, de trémolo, avec les pistons très prisés
des jazzmen... de flaterzung (roulé avec la langue, la gorge)...
Tout cela demande un travail technique particulier.
Vous êtes enseignant au C.N.S.M.D.
de Paris que constatez-vous ?
Je suis assistant dfAntoine Curé au Conservatoire national supérieur de Paris.Les
concours de fin dfannée sont différents de ce que nous avons pu
connaître. Il y a une dizaine
dfannées encore, on passait son prix avec la possibilité pour celui qui nfétait
pas content du résultat de se représenter lfannée suivante pour obtenir un
premier prix. Désormais le prix est remplacé par un diplôme et la mentalité des
étudiants a changé. Ils rentrent au conservatoire pour quatre années dfétudes
et à la sortie, hormis quelques exceptions, ils ne rentrent pas tout de suite
dans la vie active et devront donc travailler plus longtemps ou sforienter vers
lfenseignement...
La France a la réputation de former des solistes...
La France forme toujours des
solistes... mais nous avons essayé depuis plusieurs années de développer lfidée
dfensemble, dfailleurs on constate que la plupart des régions en France
possèdent un ensemble de cuivres... Jfai moi-même fait partie, il y a vingt-cinq ans de lfensemble
Da Camara et cette formation a été lfune des premières
à se présenter aux concours de musique de chambre et depuis
des concours sont désormais en place sur tout le territoire... toutefois
je regrette lfabsence dfune structure qui viendrait en aide aux jeunes
musiciens, par exemple pour des séances dfenregistrement en studio,
la réalisation dfun DVD...Car si le marché du disque va mal, ce support reste la carte de
visite indispensable auprès des organisateurs de concerts.
Que se passe-t-il pour les étudiants qui souhaitent poursuivre une
carrière de musiciens...
On a tendance à laisser croire aux
étudiants qufun doctorat ouvrira lfaccès aux orchestres mais cfest faux.
Dernièrement lfOrchestre philharmonique de Radio France a lancé un deuxième concours de trompette solo et malheureusement aucun candidat nfa été retenu. Cela sfexplique parfois par une mauvaise préparation mais aussi parce que lfon demande à un jeune musicien de 25 ans dfavoir le savoir-faire de 40 ans de métier... Lforchestre lancera peut-être
des invitations comme cela se pratique déjà outre-Atlantique
et outre-Rhin...
Il y a un décalage entre la formation et le travail demandé,comment
en est-on arrivé là ?
Jfai toujours lfimpression que les décisions sont prises par des
personnes qui ne pratiquent pas la musique et sans concertation avec celles
qui sont sur le terrain.
Précédemment, on enseignait un solfège spécifique
aux vents car il fallait, une fois à lorchestre, être lfouvrier
spécialisé de son instrument et être capable de jouer
ce que le chef demandait. Maintenant les étudiants sont noyés
par une multitude de cours.
Quels conseils donneriez-vousaux apprentis musiciens ?
Il faut commencer par étudier le solfège, choisir ensuite
son instrument et travailler... Les jeunes musiciens sont peu préparés
à jouer en pupitre. Je pense que lforchestre dharmonie a vraiment
sa place pour ce type dfapprentissage.
À une époque, le chef transmettait aux musiciens sa connaissance
de lfœuvre à jouer. Cest vrai que, dans lfabsolu, tout connaître
dfune œuvre peut aider, lfinterprétation nfen est que meilleure
mais dans la pratique et les plannings serrés il sfagit dfêtre
géniaux tous ensemble dans un minimum de répétitions...
Je ne suis pas certain qufen savoir beaucoup plus nous le permette au
moment précis...
Vous êtes très ouvert dans vos choix musicaux...
Jfai toujours essayé de défendre la musique avant dfêtre
trompettiste. Pierre Thibaud mon professeur mfa transmis cet état
dfesprit. Il était violoniste et ne voulait pas que la trompette
soit limitée aux etoniques dominantesf. Il a mené dans
ce sens un travail de recherche au niveau du répertoire de la trompette...
De la même manière, il pensait qu'une musique populaire ne
devait pas être galvaudée. Ce nfest pas toujours facile à
respecter, mais cette idée mfest toujours restée à
lfesprit et la musique mfintéresse avant tout...
Aujourdfhui quelle est la place de la création ?
Jfai eu lfoccasion de faire plus dfune centaine de créations, mais que sont devenues ces œuvres par la suite ? Ont-elles été rejouées ? Il nous faut défendre ce répertoire et je trouve que le milieu amateur y travaille. Dernièrement, jfétais lfinvité de lfémission, Le Kiosque des amateurs, animée par François Dru avec les musiciens de lfUnion musicale en Combraille. On sfaperçoit que les amateurs sont les seuls à pouvoir se permettre de parler
culture. Cfest-à-dire qufils sont les seuls à présenter dans un concert tous
les styles de musique et cfest culturel !
Malheureusement les grandes formations parisiennes se cantonnent souvent
aux intégrales avec un système de travail qui ne laisse ni
au soliste, ni au chef, le choix d'apporter quelque chose de nouveau faute
de temps puisque tout doit être réglé en quatre répétitions
et une générale... Je trouve dfailleurs regrettable que
les grands orchestres français, lors de leurs déplacements
à lfétranger, ne programment pas les compositeurs contemporains.
Dans votre dernier enregistrement,vous mettez à lfhonneur la création...
Pour ce disque, les éditions Passions mfont laissé carte
blanche. Cfest ainsi que jfai pu enregistrer des œuvres de Daniel
Casimir : Réincarnations que jfavais créé avec l'harmonie
dfHéricourt en 2005, et deux pièces qui viennent compléter
lfenregistrement.
Comment avez-vous rencontré Daniel Casimir ?
Jfai connu Daniel Casimir alors que
je faisais partie de lfEnsemble de trompettes de Paris (Eutepe), à lfoccasion
dfune commande dfœuvre. Lors des répétitions, il a remarqué ma façon de jouer
et lfannée suivante, dans le cadre de sa résidence à Héricourt, il mfa proposé
de créer un concerto avec harmonie. Séduit par cette idée originale, il a écrit
Réincarnations, un etrois en unf, comme jfai coutume de dire, car on peut
imaginer de jouer les trois parties séparément. Daniel Casimir compositeur,
tromboniste et jazzman a une culture classique. Lfécriture de cette œuvre est
contemporaine avec le phrasé et les couleurs de lfharmonie.
Pouvez-vous nous en dire plus sur ce concerto...
Réincarnations dure 46 minutes, avec de grands passages pour harmonie
seule, tutti de section et parties solos pour cor anglais, hautbois, basson,
contrebasse à cordes... Cfest un dialogue très bien écrit
pour lfharmonie et trompette.
Dans la première partie, je joue la trompette sib (trompette dfharmonie),
dans la deuxième le bugle à 4 pistons car jfaime beaucoup
jouer le grave et le quatre pistons me permet de descendre jusqufà
lfoctave inférieure. La troisième partie dure environ 7
minutes : clin d'oeil à la musique baroque, je joue la trompette
piccolo.
Quelle est la difficulté du concerto
?
Lfunivers est très particulier avec
ses couleurs, ses plans sonores en trois dimensions. Lfœuvre demande un bon travail de déchiffrage et de
réglages, mais une fois calé, tout marche... Daniel Casimir a même réussi à
faire chanter lfharmonie. Pour les claviers (percussions), les parties sont un
peu plus difficiles.
Lfensemble est drôle, tout comme le
compositeur, dans tous les sens du terme ! La musique mêle aux éléments contemporains,
un phrasé jazz et une dose d'humour.
D'autres morceaux viennentcompléter ce CD...
Il y a en ouverture Solo Danses écrit pour trompette seule (trompette en ut dite efrançaisef) avec des doubles sons et des notes pédales. K.P.A."Kitchen performance anxiety, morceau pour piccolo et marimba vient conclure ce CD. Dans cette pièce, la trompette piccolo est jouée dfune façon très moderne à lfinverse du jeu que lfon trouve dans la troisième partie de Réincarnations.
Comment sfest déroulé lfenregistrement
?
Le concerto a été enregistré avec
lfHarmonie des Gardiens de la paix, lfune des plus belles harmonies
professionnelles, sous la direction de Philippe Ferro. Ce grand chef est à lfaffût du
répertoire. Il recherche aussi bien des pièces dfharmonie de lfépoque de
Berlioz ou Adolphe Sax que des œuvres de musique moderne y compris jazz et
variété. Quand je lui ai proposé dfenregistrer ce concerto pour trompette,
lfidée lui a plu.
Comment avez-vous travaillé avec
lfOrchestre des Gardiens de la Paix ?
L'orchestre a travaillé seul au début. Puis nous avons fait
quelques répétitions ensemble. Le compositeur est intervenu
par la suite. Quelques modifications ont été apportées
par rapport à la partition écrite pour lfHarmonie dfHéricourt
composées de 98 musiciens. Cette nouvelle partition est adaptée
à un orchestre dfharmonie avec une nomenclature classique.
Et l'enregistrement ?
L'enregistrement du concerto sfest fait sur deux jours en studio avec
lforchestre. Il y a eu une autre séance pour Solo Danses et K.P.A."Kitchen performance anxiety". Cette dernière pour trompette seule et marimba est de loin
la plus difficile. La partie de piccolo y est très technique est demande une
telle énergie que Daniel Casimir mfa fait une transcription en mib pour la
version concert.
Les concerts vont suivre ?
Nous avons des projets en attente
dfêtre confirmés.
Je souhaite aussi pouvoir reprendre
ce programme avec les harmonies. Cette musique est différente de ce que lfon a
lfhabitude dfentendre et si lfintérêt de cette pièce est dfêtre joué dans son
intégralité, chaque partie peut être jouée séparément.
L'important, c'est que vive la musique...
Si d'un côté, je constate que le système ne etourne
pas rondf, je trouve par ailleurs qufil nfy a jamais eu autant dfactivité
musicale à tous les niveaux. Cfest assez contradictoire...
Mais en regardant de près on sfaperçoit que cette pratique
nfest pas issue des grandes universités mais de lfamateurisme
dans le vrai sens du mot... Ce qui tue, cfest l'apparition des moindres
finances...
Propos recueillis par Christine Bergna
Quelques repères...
Bruno Nouvion est né le 21 juillet
1958
Déroulement de carrière
- Études musicales à lfécole de
musique de Châlons-en-Champagne, puis au Conservatoire National de Région de
Reims dans la classe de M. Kemblinsky.
- En 1977 : obtient un 1er Prix de
trompette au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la
classe de M. Pierre Thibaud et en 1979 un 1er Prix de cornet. En 1980, un 1er
Prix de Musique de Chambre (classe de M. Christian Lardé).
- En 1980, il est nommé soliste des
Concerts Lamoureux.
- En 1983 : Cornet solo du Théâtre national de lfOpéra
de Paris.
- Depuis 1986 : Trompette solo de
lfOrchestre Philharmonique de Radio France (dir.Marek Janowsky puis Myung-Whun
Chung).
Enseignement
- De 1974 à 1984 : professeur de
trompette à lfécole de musique de Châlons-en-Champagne.
- Depuis 1997 : professeur au
Conservatoire municipal du Xe arrondissement de Paris.
- Depuis 1999 : assistant de la classe de M. Curé au CNSMD de Paris.
- Plusieurs master-class en France et à lfétranger : Portugal
(Seixal), Italie (Brescia, Rome), Japon, Russie (Moscou), La Réunion,
Allemagne.
Créations
- 1975-1985 : membre du Sextuor de cuivres Da Camera.
- 1980-1990 : direction dfune grande
formation de jazz à Reims (The Big Bang).
- 1983 : membre fondateur de
lfEnsemble de trompette de Paris (EUTEPE). Créations de pièces contemporaines
pour ensemble de trompettes : pièces de J. Falk, C. Barthélémy, A. Hervé, S. Cassap, J.-M. Machado, M.
Nissim, J. Naulais... A quitté lfensemble en 2005.
- 1990-1994 : membre de lfensemble
Les Cuivres Français, dixtuor et grande formation (dir. M. Becquet).
- Membre de lfensemble FA (dir.
Dominique My) jusqufen 1999. Pièces de D. Troncin, J.-M. Singier.
- 1991 : membre fondateur du
quintette de cuivres Justf à Cinq. Création de pièces pour quintette de cuivre
: D. Goret, D. Levaillant, M. Lévinas, G. Amyc
- Depuis 2006, fondateur avec Misha
Cliquenois du Salsa Chambers Orchestra, ensemble de 13 musiciens et chanteurs.
Collaboration technique
- Depuis 1983 : travaille en
collaboration avec le facteur de cuivres français Antoine Courtois.
Discographie
- Avec leOrchestre philharmonique de
Radio France : Roussel, Bruckner, Strauss, Messiaen, Saint-Saens, Poulenc,
Prokofiev, etc.
- Avec Eutepe : Récital (œuvres de
Molter, S. Scheidt, D. Roger, J.
Naulais, H. Tomasi...).
- Les Quatre Saisons de Vivaldi
(arrangement : P. Fabert) ; Ankglung (œuvres de Telemann, D. Gillespie, E.
Morricone...).
- Ensemble avec le Bagad de Lokoal
Mendon (pièces de D. Goret, J. Naulais, P. Caratini).
- Mozart : avec JustfA Cinq.
- Avec lfEnsemble FA : Portrait
(J.-M. Singier).
- Bruno Nouvion joue Daniel Casimir,
chez Districlassic.com; http://blog.editions.passions.com
Contact : nouvion.bruno@neuf.fr
La parole au compositeur Daniel
Casimir
A propos de Réincarnations : Étant
conscient qu'il est très rare de pouvoir présenter une oeuvre d'une durée de 50
minutes, j'ai conçu la pièce comme une suite de trois concertos, pour
trompette, bugle a quatre pistons et trompette piccolo ; chaque mouvement
pouvant cependant être donné séparément. Le titre Réincarnations n'a pas été
choisi pour des raisons religieuses. C'est le même esprit d'écriture qui est incarné différemment dans chaque
mouvement : l'envie d'utiliser aussi bien des modes d'écriture classiques que
contemporains, auxquels s'ajoutent des systèmes plutôt utilisés dans le jazz
actuel et la musique improvisée, sans faire appel à l'improvisation. Je me suis
inventé trois biographies et tenté de les raconter dans des styles variés. Un
héros de tragédie pour le premier mouvement (récit épique), un rêveur
philosophe pour le second (voyage initiatique), un personnage plus ludique pour
le troisième (farce). Comme toutes
les pièces de ce CD, le concerto est dédié à Bruno Nouvion qui l'a créé
intégralement en janvier 2005 avec l'Orchestre d'harmonie de la ville
d'Héricourt sous la direction de Dominique Defaux.
...Solo Danses : Cette suite est
inspirée par le souvenir d'avoir " fait la souris " pendant une
séance de travail d'une danseuse à la Havane. Les balancements doux de la
première danse mettent rapidement en évidence un rythme, simple et soutenu ; la
deuxième danse bascule vers des pirouettes plus techniques et recherchées ; la
troisième évoque la solitude, très intériorisée ; la quatrième, pour finir,
nous ramène vers le monde extérieur.
...K.P.A. "Kitchen performance
anxiety", ou en français l'angoisse de ne pas assurer en cuisine, est
inspiré par un terme de psychologie. Ce drôle de phénomène, représentatif selon
les psy de la difficulté de beaucoup de célibataires de ma génération à rester
en couple, cache bien autre chose. Avec autodérision, la pièce repose sur le
conflit, entre d'un côté des élans de bonne volonté, le besoin d'amour profond
et de l'autre le réflexe de fugue, le manque de confiance, une bonne dose
d'infantilité et une certaine idée de la liberté.
Je tiens à exprimer ma gratitude à
Bruno Nouvion, Philippe Ferro et la Musique des Gardiens de la Paix de Paris,
Adrien Perruchon, Bertrand Duhamel ainsi qufà Dominique Defaux et l'Orchestre
d'harmonie de la ville d'Héricourt, Fabrice Creux, William Grosjean, François,
Hélène, Fred, Kätlin, Anne, Ivan, Stéphane, Bernard, Nicolas.
Note biographique
Né à Celle en Allemagne en 1967,
compositeur, arrangeur et tromboniste, Daniel Casimir vit de la musique depuis
l'âge de 17 ans. Après ses études de trombone et composition à la New School de
New York et un séjour prolongé à Rio de Janeiro, il arrive à Paris en 1992 où
il vit depuis. Plus connu pour ses activités de tromboniste de jazz et de
musiques improvisées, il compose régulièrement pour des solistes, des ensembles
et des festivals de jazz, classiques et contemporains. Il est expert artistique
à la DRAC-Ile de France au sein de la commission pour la création et
l'invention musicale et membre du collectif de musiciens "Yolk".
Pour une biographie plus complète : www.daniel-casimir.com
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