Guy Dangain : Ligature métal ou souple,
que choisir ?
Jean-Paul Gauvin : Tout dfabord, il faut rappeler une évidence : la ligature a besoin dfêtre fixée sur le bec, ni trop, pour ne pas écraser les fibres de lfanche et la vibration de celle-ci, ni trop peu.
La ligature métal, et notamment le modèle Optimum, grâce à ses
plaquettes indépendantes et un serrage vis à double pas, assure un maintien de
lfanche parfait.
Incidence sonore ? Bien sûr. On veillera
à contrôler ses sensations pour obtenir un son ouvert, large et une attaque
précise.
Ligature souple ? Elle aussi maintient
lfanche sans pression sur celle-ci. Dans ce cas, le musicien aura tendance à
associer une couleur de son qui se dirige vers la souplesse et la rondeur.
Le choix du matériau reste cependant quelque chose de personnel. En ce qui concerne Vandoren, nous avons
développé des modèles métal, cuir, et récemment un modèle tressé qui rappelle
les sensations des ligatures eficellef des clarinettistes allemands tout en
étant plus simple quant à la mise en place (deux nœuds coulants indépendants).
G. D. : Y a-t-il un lien entre la matière et le son ?
J.-P. G. : Lfaspect visuel et tactile de lfobjet a indirectement une influence sur le résultat escompté.
Par expérience, le meilleur compromis
serrage-efficacité pencherait pour la ligature en métal.
Mais nous ne rentrerons pas dans le sujet epsycho-acoustiquef de la définition
du son.
Les sensations sonores de chaque musicien sont respectables.
A chacun sa véritéc
Jean-Paul Gauvin est conseiller artistique aux
Ets Vandoren.
Ets. Vandoren, 56 rue Lepic, 75018 Paris,
tél.: 01 53 41 83 03 ;
http://www.vandoren.fr
* Deux volets dédiés aux anches sont parus
dans le J-CMF : n‹527 de décembre 2006, p. 30 (lfanche) et n‹528 de février
2007, p.15 (le bec).