Comme beaucoup d’artistes, Sylvain Cambreling
vient du monde musical amateur.
Il est né en 1948 en Picardie où il fait bon vivre la
musique...
Dans la famille Cambreling, ils
sont neuf garçons et filles – tous musiciens. Très jeunes, ils créent une
troupe « La Ribambelle ». Déjà ils aiment les planches et s’adonnent à la
musique, au théâtre, à la danse. À cette époque Sylvain joue le tuba, le
trombone et participe régulièrement aux concerts de l’harmonie d’Amiens. Sous
la direction de Charles Jay, Grand Prix de Rome et vice-présent de la
Confédération musicale de France, notre jeune homme, à bonne école, en profite
pour travailler l’écriture musicale.
Épris d’enseignement, il donne des cours dans les petites
écoles de Poix-en-Picardie, de Moreuil, de Boves. Il a même le courage de les
initier à la musique contemporaine !
Par la suite, Sylvain Cambreling
poursuit ses études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et
la direction d’orchestre avec Pierre Dervaux.
En 1971, il est tromboniste à l’orchestre symphoni-que de Lyon. Quelques années après, il deviendra
le chef adjoint du Maestro Serge Baudo. En 1976,
Pierre Boulez l’engage à l’Ensemble intercontemporain.
En 1981, Gérard Mortier le nomme directeur musical du
Théâtre royal de la Monnaie de Bruxelles où dix ans durant, il participe à de
nouvelles productions signées Patrice Chéreau, Luc Bondy...
Une immense carrière s’ouvre alors... le Metropolitan
de New York, la Scala de milan, l’Opéra de Vienne, l’Opéra bastille, Salzbourg.
Parallèlement à son activité de chef d’opéra, Sylvain Cambreling
dirige les grands orchestres symphoniques : le Philharmonique de Vienne, de
Berlin, de Los Angeles... Munich, l’Orchestre national de France...
Ce grand chef français fut par ailleurs intendant et
directeur musical de l’Opéra de Francfort. Alban Berg, Mozart, Wagner, Janacek
furent autant de productions qui marquèrent son empreinte artistique dans ce
théâtre allemand. Son répertoire comprend plus de soixante-dix opéras et quatre
cents œu-vres orchestrales.
Depuis 1999, il est le chef principal de l’orchestre
symphonique de Baden-Baden et depuis quelques années le directeur artistique de
l’orchestre de l’Opéra de Paris.
À cette phrase « En musique, la beauté naît du refus de
l’habitude », voici la réponse du Maître : « On n’arrive à percevoir la
beauté que lorsqu’elle continue de nous surprendre. C’est dans ce sens-là ou il
est important de refuser l’habitude. Pour redécouvrir en permanence le sens de
la beauté, on doit se remettre - sans arrêt en question ! ».
Ses prochaines productions
Wozzeck d’Alban Berg, avril 2008, Opéra de Paris.
Turangila d’Olivier Messiaen,
salle Pleyel, Paris.
Requiem de Guiseppe Verdi, Baden-Baden, 11 mai 2008.
Ses enregistrements
La Clémence de Titus, Mozart DVD 2006.
Les Noces de Figaro, Mozart DVD 2006.
Les Contes d’Hoffmann, Offenbach CD audio 1990.
Sapho de Charles Gounod, CD 2002.
La famille
Benoît Cambreling est timbalier
solo de l’Orchestre national de Lyon.
Philippe Cambreling, 1er prix de
basson au CNSM de Paris, lauréat des Jeunes chefs d’orchestre de Besançon, est
professeur de musique de chambre à
l’École nationale de musique de Chalon-sur-Saône.
Frédérique Cambreling, harpiste,
soliste à l’orchestre national de France, puis à l’Ensemble intercontemporain.
Stéphanie Cambreling-Le Touzé est professeur de formation musicale à l’ENM de
Villeurbanne.